Creative Connection

February 21, 2017 /Adobe Stock /

Contributeur à l’honneur : Filip Hodas

Nous suivons Filip Hodas depuis un bon moment déjà. Ses compositions 3D surréalistes lui valent une immense popularité dans la communauté des graphistes, son compte Instagram affiche actuellement plus de 200 000 followers. Une popularité méritée. Son œuvre transcende la perception et l’interprétation, et sa technique de modélisation 3D est innovante. Nous l’avons classé parmi les 20 créatifs à suivre en 2017, et avons voulu en savoir un peu plus sur cet artiste numérique incroyablement doué.

Parlez-nous un peu de vous et de votre parcours créatif.

Je suis un artiste numérique de 24 ans et je vis à Prague, en République tchèque. Je travaille dans l’univers créatif depuis maintenant 7 ans. J’ai débuté en créant les affiches des concerts dans lesquels mes amis et moi nous produisions. À partir de là, j’ai commencé à concevoir des visuels pour des événements plus importants et pour des entreprises. En 2015, je travaillais dans une agence pragoise et je me suis mis au graphisme 3D pendant mon temps libre, cela m’avait toujours attiré. Je créais une image par jour pour m’améliorer et apprendre aussi vite que possible. Début 2016, je suis redevenu freelance et me suis concentré cette fois sur la conception 3D.

Comment avez-vous commencé votre carrière professionnelle en tant qu’artiste numérique ?

J’étais à l’université et mes études ne me passionnaient pas, j’étais de moins en moins motivé pour finir mon cursus. Après un semestre et demi, j’ai décidé d’abandonner et de chercher une nouvelle voie. La seule chose que je savais faire susceptible de devenir un véritable job, c’était des images dans Photoshop, j’ai donc décidé de me lancer et d’offrir mes services à mes amis DJ et organisateurs d’événements. Je ne gagnais pas beaucoup mais je faisais au moins ce qui me plaisait. Très vite, j’ai dû réaliser plusieurs posters par semaine. Puis j’ai commencé à me former dans Illustrator pour proposer, en plus, la création de logos et d’autres éléments imprimables (des brochures, des stickers, des couvertures…). J’ai même essayé un moment le design Web et le dessin et la peinture numérique, mais ça ne me convenait pas alors je me suis concentré sur le reste.

Comment percevez-vous les banques d’images, et cette perception a-t-elle évolué ?

J’utilisais pas mal les banques d’images quand je travaillais pour l’agence dont je vous ai parlé – nous faisions notamment des calendriers et des agendas, dont 60 à 70 % ne comportaient que des visuels provenant de banques d’images. Je n’en pensais pas grand-chose, pour être honnête, je les utilisais, tout simplement. Je me rendais bien compte que de nombreuses créations commerciales n’auraient pu exister sans les banques d’images : louer les services de photographes et de modèles, louer le matériel et les studios, ou payer des gens pour voyager autour du monde pour ne rapporter que quelques photos, cela coûtait si cher que beaucoup d’entreprises et d’entrepreneurs n’auraient pu se l’offrir. Et même pour des œuvres plus créatives, les banques d’images sont essentielles pour le matte painting, la photo-manipulation ou ne serait-ce que les textures. Je n’en utilise pas beaucoup, personnellement, mais je pense que c’est du temps gagné quand j’ai besoin d’un environnement très spécifique pour mon travail, ou de quelque chose que je ne serais pas capable de reproduire sans les banques d’images.

Comment décririez-vous votre propre style ?

Franchement, je ne sais pas vraiment. Je place les éléments et j’essaie de faire de mon mieux. Généralement, je cherche à combiner des éléments ou des environnements réalistes avec des choses surréalistes, bizarres ou inattendues.

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Je n’ai généralement pas trop le temps de sortir, je me contente d’Internet et des livres, mais on y trouve déjà des choses tellement incroyables ! J’essaie d’éviter de trop m’inspirer d’artistes spécialisés dans un seul genre ou un seul style, donc je m’intéresse aux photos, aux sculptures, à l’édition, à la peinture, au dessin. Souvent, un tout petit détail crée l’étincelle et l’enchaînement d’idées.

Sur quoi allez-vous travailler en 2017 ?

Comme je ne planifie pas grand-chose, c’est difficile de vous répondre ! J’aimerais pouvoir me concentrer sur quelques gros projets personnels et commerciaux, et collaborer avec d’autres artistes. J’aimerais aussi m’impliquer un peu plus dans le motion design, mais cela va prendre du temps.

Pour finir, quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?

J’écoute beaucoup de batterie et de basse, mais ces deux dernières années, j’ai ralenti le rythme avec de la techno minimale et expérimentale, de la deep house et quasiment toutes les musiques électro un peu lentes. Quand je travaille, je préfère des rythmes lents aux tonalités sombres et mélancoliques.

Toutes les images nous ont aimablement été fournies par Filip Hodas. Restez à l’affût, nous vous donnerons des nouvelles de Filip ce mois-ci. Et si vous souhaitez en savoir plus sur ses œuvres, rendez-vous sur ses pages InstagramFacebook et Behance.

Adobe Stock

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