Creative Connection

8 décembre 2017 /Adobe Stock /

Portrait d’artiste : Foreal

Dirk Schuster et Benjamin Simon forment le jeune duo artistique à la tête de Foreal, studio de design spécialisé dans l’illustration et la direction artistique basé à Trèves, en Allemagne. Leurs créations contemporaines, qui sont un vrai régal pour les yeux, ont séduit un nombre impressionnant de clients du secteur de l’impression, mais aussi des prestataires de services et des marques comme Wired, Billboard, Netflix, Microsoft et Toyota. Nous nous sommes entretenus avec ces artistes mis à l’honneur au mois de décembre, pour en savoir plus sur leur travail :

Adobe Stock : Comment décririez-vous votre style et les techniques que vous utilisez ?

Foreal : Dans notre studio d’illustration, nous créons des visuels axés sur la 3D et enrichis d’une touche de photoréalisme. Nous voulons proposer des images graphiques à la fois audacieuses et colorées, qui privilégient les détails et une dimension tactile. Et nous adorons y introduire une touche d’humour.

Où trouvez-vous l’inspiration ?

L’inspiration est partout, mais nous n’y voyons pas nécessairement le point de départ essentiel. Nombre de nos idées nous viennent au cours du processus de création. Nous vivons dans un monde saturé d’images et d’écrans ; il ne s’agit donc plus de trouver l’inspiration, mais de laisser jaillir ses idées. Comme le dit si bien Chuck Close : « L’inspiration, c’est pour les amateurs. Pour moi, les idées viennent en travaillant. »

Quelle a été la plus grande difficulté que vous avez rencontrée en tant que designer ?

Le plus dur a été de prendre conscience que les compositions que nous réalisons ne sont pas toujours en adéquation avec nos souhaits et avec ce que nous souhaitons présenter au monde. Certaines tâches, ou même certains projets commerciaux, sont une source de frustration et à des années-lumière du job de nos rêves. Il nous a fallu trouver un juste équilibre entre les projets personnels qui nous tiennent à cœur et les travaux purement « alimentaires ». Certains se trouvent quelque part entre les deux. Il doit exister des créatifs qui ont la chance de pouvoir sélectionner les projets qui les intéressent, mais ce n’est pas le cas pour la majorité d’entre nous.

Quel est votre sentiment à l’égard des banques d’images, et pensez-vous que la perception des images d’illustration est en train de changer ?

Les banques d’images ont véritablement changé de réputation. Il y a quelques années, elles proposaient des images sans âme, produites en masse, dont l’esthétique restait toujours stricte et ennuyeuse. Mais nous avons trouvé le moyen de les utiliser avec parcimonie sans en faire le composant principal d’un visuel. Nous en plaçons ça et là, puis nous les intégrons dans nos compositions lorsque le système d’imagerie numérique atteint ses limites. C’est notamment le cas lorsque nous devons reproduire des formes de taille réduite, comme des personnes ou de la nourriture.

Quels artistes et designers devrions-nous suivre ?

Les artistes talentueux sont nombreux, mais voici ceux que nous suivons actuellement : Marius Sperglicht, Rutger Paulusse et Clemens Behr.

Quelles fonctionnalités appréciez-vous le plus dans Adobe Stock ?

Nous utilisons régulièrement la fonctionnalité de recherche d’images similaires, notamment lorsqu’il est difficile de décrire en quelques mots l’image souhaitée, ou lorsque nous avons besoin d’un même objet présenté sous un angle ou un éclairage différent. Il est également fort probable que chaque image se décline en plusieurs versions. La perspective et la position exactes des éclairages étant prédéfinis dans notre scène 3D, nous avons toujours besoin de multiples options pour chaque contenu.

Quel est le projet qui vous a le plus passionné jusqu’ici ?

Ce sont toujours nos projets personnels qui nous satisfont le plus, car nous pouvons définir toutes les règles et décider de chaque aspect d’une illustration. Cela peut être épuisant, mais le jeu en vaut toujours la chandelle. Ces travaux sont extrêmement gratifiants, même s’ils ne nous rapportent rien. Nous avons récemment terminé un projet baptisé Digital Darwinism, qui fait partie de nos initiatives personnelles préférées.

Quel genre de musique écoutez-vous en travaillant (si c’est le cas !) ? Il s’agit d’un mélange contemporain de musiques indépendantes, électroniques et hip-hop. C’est d’ailleurs ce qu’on entend maintenant dans tous les studios de création branchés. La musique fait partie de notre quotidien, mais nos goûts n’ont rien d’extraordinaire. Actuellement, nous écoutons des artistes comme Grizzly Bear, Kendrick Lamar et DJ Koze. Dès que l’un de nous passe du Drake, il y a une levée de boucliers. Pour ce qui est de la radio, nous sommes branchés sur la station autrichienne FM4.

Un grand merci à Dirk et Benjamin de Foreal pour avoir pris le temps de répondre à nos questions. Pour en savoir plus sur leur travail, consultez leur site web et retrouvez-les sur Behance.

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