Creative Connection

24 octobre 2017 /Mises à jour /

Adobe Sensei de plus en plus intégré dans les applications

Et voilà, Adobe MAX 2017 est terminé. Premier constat ? Cette édition à Las Vegas a rassemblé le plus de participants que jamais avec près de 12000 créatifs venus des quatre coins de la planète pour assister aux keynotes, aux dizaines d’ateliers et bien sûr pour découvrir les Sneak Peeks de l’année, moment particulièrement attendu sur MAX.

Cette année, j’ai eu le plaisir de partager ces nombreux moment forts avec la team des Français sur place, à savoir Olivier Huard, Fabien Barral, Bérangère Bardet et Benjamin Vincent. D’ailleurs, une page spéciale conçue par Olivier et qui rassemble toute notre production (sous forme de billets de blog ou de Spark Page) sur l’événement est visible ici.

DAY 0. Comme pour toutes les éditions de MAX, notre périple a commencé par un photowalk en compagnie de Chris Orwig (qui nous avait déjà accompagné il y a deux ans) et de deux jeunes mannequins. Si nous effectuons généralement un périple dans la ville d’accueil, cette édition a été marquée par une petite nouveauté puisque notre champ d’action était limité au Neon Museum, soit un espace finalement assez restreint. Un challenge, donc, pour réaliser des photographies un peu originales sans avoir les 150 participants du photowalk dans le viseur. Au finish, il en ressort quelques inévitables clichés des superbes néons qui sont l’histoire même de Las Vegas et quelques moments volés aux deux jeunes mannequins… Mon Spark Page « Neon Bible » est à voir ici en lien direct.

DAY 1. La keynote d’ouverture de MAX est l’occasion pour Adobe de présenter les nouveautés des solutions Creative Cloud. Dans la catégorie des applications « historiques », le focus a été mis cette année sur Illustrator qui bénéficie d’un nouveau panneau de propriétés, réorganisé et plus accessible, les options ne s’affichant que lors de leur utilisation. Un avantage certain pour ceux qui, comme moi peut-être, utilisent l’application avec une grande quantité de panneaux de contrôle. L’autre point marquant de cette version est sans doute la gestion des polices variables OpenType, permettant ainsi de modifier la graisse, la largeur et d’autres attributs d’une typo.

Adobe XD était également à l’honneur de cette matinée. En premier lieu, XD sort enfin de sa phase bêta et entre officiellement dans l’offre CC. Côté descriptif des nouveautés, je ne vais pas redire ce qu’Olivier a déjà exprimé dans sa Spark Page dédiée !

La 3D est encore présente cette année avec l’arrivée de Dimension, que nous avions découvert l’année dernière sous le nom de code Project Felix. Pour la petite histoire, le choix du nom est assez amusant dans la mesure où il s’agit d’un revival d’un projet 3D qui avait été présenté il y a quelques années comme un module dans Photoshop, et mis en suspens depuis. Voilà donc un retour officiel pour Adobe dans la 3D avec cette fois-ci un produit « stand alone ». Ici toutefois, pas de concurrence avec les poids lourds du marché : Dimension sert principalement les graphistes ayant des connaissances de base en 3D et souhaitant incorporer des éléments dans des compositions Photoshop (en reprenant bien ici le concept historique). L’usage principal pour cette application semble le placement produit, par exemple, mais il y a fort à parier que quelques créatifs contourneront ce type d’usage conventionnel…

Enfin, rapidement – car toutes les applications ou presque ont été mises à jour avec pas mal de nouveautés – je vais terminer cette présentation avec deux produits. En premier lieu, l’app mobile Capture qui permet désormais de reconnaitre une police de caractère et de proposer une version identique ou proche dans Typekit (Oh joie !). Ensuite Lightroom, qui pour ses dix ans se métamorphose profondément. C’est du moins le cas avec le tout nouveau Lightroom CC, dont l’interface est totalement revue pour une prise en main plus facile et s’adresser au plus grand nombre, qu’on soit photographe professionnel ou passionné. La logique est plutôt de travailler en mobilité avec un accueil des fichiers dans le cloud. Petite note au passage : pour les photographes ayant leurs habitudes avec Lightroom, la version actuelle, nommée désormais « Lightroom Classic CC », continuera sa vie propre.

Pour conclure, ces deux produits sont assez représentatifs de l’omniprésence d’Adobe Sensei (l’Intelligence Artificielle maison) dans les solutions Adobe – un grand nombre de nouveautés s’appuyant sur cette dernière. Au vu des démos à MAX, cette tendance ne va certainement pas s’inverser, bien au contraire. Inévitablement, compte tenu de la puissance de cet outil, des craintes apparaissent chez quelques créatifs. Pour l’instant, l’IA est avant tout d’une fantastique opportunité pour améliorer leur travail. De ce que nous en voyons aujourd’hui, elle vient clairement comme une assistance précieuse qui permet d’optimiser les processus de travail (par exemple dans la recherche intelligente d’images dans un contexte donné). Comme le soulignait bien Bryan Lamkin (Executive Vice President and General Manager, Digital Media) lors de sa keynote : «  Adobe Sensei n’est pas un remplacement, mais un complément »…

Pour (re)voir notre FB live de débrief de la keynote d’ouverture, rdv sur la page Facebook d’Adobe France !

A demain pour la suite.

Post rédigé par notre reporter Olivier Saint-Léger.

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