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Behind the scene : plongez dans l’univers cauchemardesque de James Cawley !

ATTENTION ! Les images qui suivent peuvent choquer ! Capter la peur et la retranscrire au travers d’un film nécessite plus de réflexion et de travail que vous ne pourriez l’imaginer.  Grâce à son style cinématographique brut, rehaussé d’un éclairage naturel et d’un peu de magie postproduction, la série « The Evil Within » signée James Cawley, accessible via son portfolio Stock, vous fera vivre votre pire cauchemar ! Gagnés par l’esprit d’Halloween, nous nous sommes entretenus avec un maître dans l’art de l’épouvante au cinéma.

 

Quels sont les types de projets que vous préférez ?

Je me passionne pour les projets qui se distinguent par leur qualité cinématographique, sans se départir d’une force émotionnelle qui en fait quelque chose d’à part. J’aime me consacrer à des projets qui mettent en scène des lieux uniques, ceux qui immortalisent ces choses qui rendent la vie magique et épanouissante. Pouvoir partager ces instants, c’est aussi ce qui me pousse à prendre ma caméra.

Certaines thématiques vous sont-elles chères et vous efforcez-vous de les intégrer à vos mises en scène créatives ?

J’adore travailler en studio, avec des acteurs professionnels comme avec des amateurs. Pour autant, je trouve toujours extraordinaire et fascinant d’immortaliser des images sur le vif.

C’est ce que j’appelle le cinéma brut : je m’efforce d’exploiter la spontanéité des émotions et aussi l’éclairage naturel.

Comment présenteriez-vous la série de clips « The Evil Within » publiée sur votre portfolio Stock ?

Étant donné qu’elle est inspirée de mes cauchemars et films d’épouvante, je souhaitais qu’elle soit réellement inquiétante sur le plan visuel et fasse frissonner de peur. Songer à quelque chose d’effrayant dans la pénombre d’un couloir ou d’une demeure…. Cette représentation mentale est pour moi le comble de l’horreur. Je me suis efforcé de recréer ces images pour voir si elles déclenchaient en moi autant d’émotions que je le pensais. Je pense avoir réussi mon pari.

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Une histoire particulière se cache-t-elle derrière ces images ?

Je travaillais à l’époque sur un feuilleton télévisé d’épouvante de mon crû, intitulé Haunted Travels, et j’ai tourné cette série simultanément. Je disposais donc de toute une bibliothèque de ressources qui m’a permis de faire monter la tension entre les plans, mais aussi de me ménager quelques pauses, pour les interviews par exemple. J’avais également envie de créer des images suffisamment polyvalentes pour constituer une collection qui soit utile à d’autres dans le monde de la vidéo.

La série montre toute l’horreur des ombres et des créatures dans des ténèbres que chacun redoute. Dans tous les clips, des acteurs incarnent une présence maléfique dans les profondeurs d’une ancienne demeure délabrée.

Quelle est votre séquence préférée ?

L’image d’une créature effroyable rampant sur un escalier m’a toujours épouvanté, et je tenais absolument à avoir une séquence de ce type. Il y avait un lieu avec une horrible cave aux escaliers en ruine, et c’était tout bonnement angoissant. J’étais d’avis de filmer cette scène à cet endroit. Ce que nous avons créé n’est pas sans rappeler The Grudge ou The Ring, et je suis convaincu que cette scène est l’une des meilleures séquences de la série.

Y a-t-il d’autres sensations que vous cherchez à éveiller chez le spectateur ou d’autres thématiques auxquelles vous souhaitez qu’il réfléchisse en regardant ces séquences ?

Je pense que le but était d’inspirer de la peur, ou plutôt du dégoût. Il me semble que cette série aurait été vouée à l’échec si je n’avais pas éveillé une peur viscérale, psychique chez l’individu, à la simple vue de ces images. Et tel est, à mon sens, le rôle d’une image réussie. Si, en jetant un coup d’œil à une image, vous ne restez pas indifférent, je pense que c’est probant — personnellement, du moins — et il me semble que c’est ce que font la plupart de ces vidéos.

Y a-t-il un élément étonnant dans le processus de production de ces clips ?

Il n’y a eu absolument aucun éclairage artificiel utilisé, dans aucun de ces clips. Nous avons fait appel à un éclairage naturel, et donc réel. Pour le clip avec la fillette s’approchant de l’escalier, mon assistant cameraman s’est servi d’une lampe flash LED pour restituer cet éclairage de type va-et-vient, dont l’effet est bien plus effrayant et réaliste qu’un éclairage traditionnel.

Quels sont les avantages et inconvénients d’un éclairage à LED ?

Je recours assez volontiers aux LED car je tourne en extérieur, et c’est l’un des seuls systèmes qui peut fonctionner sur batteries. Mais il faut faire attention aux températures de couleurs et s’assurer qu’elles correspondent à ce que vous voulez obtenir. Et parfois, la puissance de l’éclairage LED est insuffisante, vous obligeant à vous rapprocher — difficile de percer la pénombre d’une forêt dans ces conditions. Mais c’est aussi ce qui donne cette impression de réalisme.

Quels autres équipements avez-vous utilisé pour cette série ?

Pour celle-ci, j’ai toujours employé des objectifs cinéma ZEISS — notamment ceux de la série CP2 car ils font des merveilles dans des conditions de faible luminosité — que j’ai associés, pour ce tournage, à une caméra Red Scarlet.

Avec cette configuration, nous disposions d’une marge de manœuvre intéressante, ce qui nous a été indispensable pour l’étalonnage au stade de la postproduction. Sur du « run and gun » de ce type, il est toujours intéressant de disposer de certaines fonctionnalités « raw » qui se prêtent au remaniement de plans.

 

Quelles techniques avez-vous utilisé pour obtenir les effets souhaités ?

J’ai tout filmé en marche arrière. Nous avons utilisé différentes fréquences d’images pour avoir une idée précise de ce qu’il se passait. Ensuite, au stade de la postproduction, j’ai inversé l’image de manière à donner un aspect artificiel aux mouvements des personnages.

Côté logiciel, j’effectue 100 % du montage dans Adobe Premiere et, pour ce projet, j’ai utilisé Adobe After Effects et Adobe Premiere pour la majorité des workflows.

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Quels conseils donneriez-vous à d’autres directeurs de la photo qui débutent et souhaitent impulser une dimension nouvelle à leur travail ?

Le meilleur conseil que je puisse donner à quelqu’un qui s’intéresse au cinéma ou à la réalisation-production de films en général, c’est de foncer et de tourner. Peu importe le modèle de caméra. Peu importent les modèles d’objectifs. Vous pourrez toujours vous équiper de caméras et d’objectifs plus perfectionnés, mais si vous êtes incapable d’identifier une bonne composition ou de réfléchir au quart de tour à votre prochaine prise de vues, à son efficacité et à l’enchaînement des plans, vous n’irez jamais bien loin. Focalisez-vous autant que possible sur la prise de vues et travaillez avec des personnes qui partagent votre passion.

Adobe Stock, audiovisuelle, inspiration

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