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Une brève histoire du temps

Création et temps. Vaste sujet qui habite l’art depuis toujours et qui questionne sans cesse, d’autant qu’aujourd’hui la valeur du temps est elle-même bouleversée. Nouveaux formats, nouveaux canaux et nouveaux rythmes nous sont imposés au travers de multiples évolutions : nous vivons le temps différemment.

Et puis il y a le temps qui est une évidence dans l’œuvre, devenant de fait un outil fondateur. Technologies obligent, il devient aujourd’hui de plus en plus facile de se jouer de lui. De jouer avec lui. De le ralentir ou de l’accélérer à souhait pour imprimer à l’œuvre une narration particulière. Sans oublier non plus que notre propre physiologie nous permet rarement d’observer dans leur entièreté les évènements tels qu’ils se déroulent.

Offrir une perception augmentée est justement ce que David Coiffier nous livre au travers de son travail qui essaye de rendre visible ce qui est invisible à l’œil nu :

#creativedrinkup c’est parti avec David Coiffier qui va nous parler du temps avec du Timelapse et du slow motion pic.twitter.com/X9y8aGBctK

— Piquesel (@huard_olivier) 28 mars 2017

Dès l’âge de 15 ans, David découvre le métier de vidéaste dans l’univers musical, principalement lors des festivals où il filme des groupes de Rock. Dans les années 90, il se spécialise via un BTS audiovisuel puis part en Martinique pour une première expérience professionnelle. De retour en métropole, il accepte un poste de monteur chez Arte lors de leur lancement en 1992. La même année, David découvre le long métrage Koyaanisqatsi, documentaire qui joue sur les échelles d’espace et de temps en Timelapse ou Slow Motion. David est époustouflé par ce film et décide d’expérimenter ce nouveau mode d’expression visuelle.

#CreativeDrinkUp — ma première claque visuelle c’était moi aussi Koyaanisqatsi https://t.co/WqqSCeSZz3

— Geoffrey Dorne (@GeoffreyDorne) 28 mars 2017

Après plusieurs recherches et tentatives au fur et à mesure des années et des technologies, David a réussi à appréhender le temps. Ses expérimentations lui ont permis de théoriser ces nouveaux formats de consommation du temps : le Timelapse et le Slow Motion.

“Depuis plusieurs années, nous avons été familiarisés par les productions culturelles et scientifiques de l’infiniment grand à l’infiniment petit, mais une seule dimension a été oubliée : le temps.”

Comme le téléscope et le microscope pour les dimensions spatiales, le #timelapse et #slowmotion pour l’exploration du temps #creativedrinkup

— Olivier Saint-Léger (@saintleger) 28 mars 2017

Grâce au Timelapse et au Slow Motion, nous changeons notre perception du temps ce qui permet de jouer avec nos sens et notre perception. Ces formats nous donnent la possibilité pour la première fois de voir le détail du réel et de “matérialiser” notre perception du temps. L’écoulement du temps est lié aux dimensions spatiales : plus les dimensions sont petites, plus le temps va s’écouler rapidement et inversement.

“Notre perception du temps est liée à notre propre échelle.”


Paris-CdG plane ballet (airport timelapse) from David Coiffier on Vimeo.


Scorpion vs Spider in slow motion : Fight @ 1000 fps!! from David Coiffier on Vimeo.

“Je réagis à l’affect” ou cmt le goût de @david_coiffier pr l’improvisation offre un rendu réussi ! https://t.co/wHq92gOVMc #CreativeDrinkUp

— Adobe France (@AdobeFrance) 28 mars 2017

Ces 2 formats ont une part d’aléatoire non-négligeable pour un vidéaste. Lors de la prise de vue, le vidéaste ne peut voir le rendu en temps réel. Aucune anticipation n’est faisable et la magie du rendu se fera lors du visionnage. Aujourd’hui, le Timelapse et le Slow Motion font partie de notre grammaire visuelle. L’évolution rapide des technologies ont permis de vulgariser et de rendre accessibles à tous via nos Smartphones.

La soirée se clôture par la participation du public et sur les futurs défis de David : filmer le relief et magnifier le Slow Motion et Timelapse via la VR.