Creative Connection

Les marqueurs, un studio créatif touche à tout !

Mêler visuel et sonore, 1+1=3 comme dirait JCV.

– En partenariat avec Tuto

En 2012, Mathilde, Maxime et Alex fondent le studio créatif Les Marqueurs. Avec comme terrain de jeu à peu près tous les supports : toile, papier, site, vidéo et même la peau (Mathilde manie le tatouage aussi bien que son stylet de tablette) ! Rencontre avec cette équipe qui nous a tapé dans l’œil.

 

  1. Bonjour Maxime, tu as co-fondé Les Marqueurs, un studio que tu qualifies de 360. L’expression est largement utilisée par les agences traditionnelles, tu l’utilises plutôt comme un gimmick ? (je te pose cette question car je sens un léger décalage entre cette expression et l’univers que vous semblez avoir et mettre dans vos créations ^^)

En fait on utilise le terme 360° pour signifier qu’on peut s’occuper d’un projet dans sa totalité. Comme on a tous un profil différent, ça nous rend complémentaires et on peut toucher à plus de domaines.

Notre studio ne suit clairement pas un modèle d’agence classique, on est une structure hybride mais on veille à rester en orbite autour de ce qui se fait « traditionnellement ».

 

  1. Je crois que vous avez créé l’agence à la sortie de l’école. Est-ce que cela vous a permis de partir avec une vision assez vierge de ce que devait être le travail en agence ou bien aviez-vous déjà travaillé un peu en freelance à côté des études ?

On a tous les trois travaillé en agence ou en freelance en sortant de l’école, cela dit on s’est très rapidement rendu compte que créer notre propre structure c’était ce qu’on voulait, et ce qui nous correspondait le plus. Du coup quand on a créé Les Marqueurs on avait 3 visions globales et différentes du travail en agence, ce qui a permis de faire un premier tri sur ce qu’on aimait ou pas et de trouver un bon équilibre.

 

  1. Peux-tu, du coup, nous présenter Les Marqueurs (équipe, positionnement..)

Les Marqueurs c’est un studio de création composé de 4 personnes. Mathilde, Maxime et Alex sont co-fondateurs et designers aux multiples facettes, et cette année Camille nous a rejoints pour la partie business development.

Quant à notre positionnement, nous sommes en pleine introspection, on est en train de tout redéfinir pour 2017 ! To be continued…

mathildealex maximecamille

  1. Le premier projet de l’agence a été un clip. Un format que vous semblez particulièrement affectionner. Qu’est ce qui est si attirant dans ce format ?

On affectionne particulièrement le format clip c’est le moyen de mélanger le savoir-faire de chacun de nous, que ce soit Mathilde et l’illustration, Maxime et le motion design et Alex et le graphisme. Ça instaure une relation de confiance avec l’artiste, on se sent plus libre de créer. D’ailleurs, on considère plus ça comme un « featuring » entre l’artiste et Les Marqueurs qu’une simple « commande ». Mêler visuel et sonore, 1+1=3 comme dirait JCV.

 

  1. Vous avez réalisé l’intégralité du projet graphique de l’album Au pays d’Alice (Oxmo Puccino, Ibrahim Maalouf que l’on écoute beaucoup au bureau) : le visuel, le livret et le clip. J’imagine qu’en plus de travailler en proximité avec ces 2 grands artistes, le fait de gérer de A à Z la chaîne créative a été une expérience intéressante. Est-ce que cela arrive souvent ?

Pas assez souvent malheureusement ! On a eu la chance d’arriver en amont du projet et de pouvoir créer une direction artistique complète. D’ailleurs quand on a réalisé le visuel de la cover, on s’est rendu compte de la portée et de l’univers qu’il y avait derrière le projet on a été inspiré, du coup on l’a décliné sous un maximum de supports et on a organisé une expo.

La portée qu’a eu ce projet est folle, un jour on a reçu un message sur Facebook d’une femme qui a tellement aimé l’univers qu’elle s’est tatoué le lapin d’Au Pays d’Alice sur le bras, et encore aujourd’hui on vend des affiches de ce visuel. On est super heureux et fiers de ce projet.

lesmarqueurs_exposition

  1. Sur le clip, vous avez utilisé la technique de Rotoscopie (sur After Effects j’imagine). Peux-tu nous parler de ce processus ?

Exactement, en revanche c’est travaillé sur Adobe Flash, puis recomposé dans After Effects.

Tout d’abord on couche sur papier nos intentions afin de mettre tout le monde d’accord et de savoir où on va aller car même si l’univers de Lewis Carroll n’est clairement pas négligeable, on souhaitait illustrer notre propre version du conte.

Ça passe ensuite par de la captation réelle sur fond neutre avec l’équipe OHGAM!N, qui se sont également occupés du montage une fois l’export final validé. On a ensuite sélectionné les séquences qui nous intéressaient, puis on a créé les décors. Le tout créé sur Adobe Photoshop avant d’être assemblé dans After Effects.

Les médias ont qualifié le clip d’« Opéra Hallucinogène », je trouve que c’est la définition parfaite.

lesmarqueurs_oxmopuccinolesmarqueurs_ibrahim_maalouf

  1. Un travail de patience donc ! A l’image d’un autre clip que vous venez de réaliser : A P N E A de 9 O’clock, cette fois en aquarelle. Un travail assez dingue. Peux-tu nous en dire plus (combien de peintures réalisées, durée du projet et techniques d’animation) ?

Aah c’est fou comme sur des projets aussi colossaux le temps passe vite !

Pour APNEA on a réalisé environ 3 000 aquarelles (qui sont toujours entassées dans un coin du studio d’ailleurs). Les planches ont également été réalisées à partir de capta réelles avec les mêmes équipes que pour La Porte Bonheur. On a monté une première partie de la vidéo, empoigné nos pinceaux et tout redessiné image par image (13i/s).

Ensuite on scanne, on traite via Photoshop (merci le script !!), puis on le passe sous After Effects pour la post-production. Le tout en 1 mois.

Pour la sortie du clip on a également organisé une petite expo, on y exposait entre autres les planches qui ont servi à la création du clip c’était vraiment chouette et les gens étaient réceptifs.

lesmarqueurs_apnea lesmarqueurs_apnea

  1. Dans votre portfolio je n’ai pas trouvé de projets 3D (alors qu’on sent que l’illustration est très présente elle). Y a-t-il une raison particulière ?

La 3D c’est un format qu’on aime bien mais qu’on vend peu. Dès qu’un projet le permet on essaie de l’intégrer. Je pense que c’est lié à notre formation, on a appris uniquement les bases de la 3D lors de nos études, du coup aujourd’hui on est en train de se pencher un peu plus sur la technique et ça ne saurait tarder !

 

  1. Reparlons un peu Creative Cloud. Quels sont les outils utilisés au Studio ?

On utilise quasiment tout ! Photoshop, Illustrator, InDesign et After Effects sont ceux qu’on utilise au quotidien ! Sans oublier Acrobat ou encore Media Encoder… Il y a tellement d’innovations et de nouveaux outils qu’on essaie de s’y intéresser au maximum, sortir de sa zone de confort et des sentiers battus de la créa.

Retrouvez de nombreux tutos After Effects, Photoshop et bien d’autres sur Tuto.com pour vous aussi devenir un expert dans le domaine !

 

  1. Avez-vous déjà utilisé une app mobile issue du Creative Cloud pour un projet (Adobe Photoshop Sketch par exemple).

On a déjà utilisé Adobe Premiere Clip pour remonter en urgence un petit projet de gif animé, on a un peu testé Sketch et Capture, c’est des apps vraiment cools sur lesquelles on pense se pencher plus en détails.

 

  1. Sur quel terrain de jeu non encore expérimenté aimerais-tu aller ?

Depuis qu’on a testé la VR avec l’Oculus Rift on a super envie de s’y essayer. Il y a le Leap Motion, et un court-métrage aussi… Mathilde a commencé à encrer ses illustrations en tatouage aussi ! On a tous des envies et des lubies qu’il faut qu’on réalise!

 

  1. Est-ce que vous vous formez, justement pour aller sur des nouveaux supports ? Si oui : comment ? Si non : vous privilégiez la RD et l’expérimentation ?

On aime apprendre sur le terrain, expérimenter directement. Je t’avoue que nous ne sommes pas retournés sur les bancs de l’école depuis nos études, mais il ne se passe pas une seule journée sans qu’on apprenne quelque chose ! Le milieu du design en général évolue super vite, du coup on est obligé d’être connectés et au courant des avancées du milieu, et tant mieux !

On a pris des cours à la Mairie de Paris aussi, en 3D d’ailleurs.

On essaie aussi d’aller à des conférences ou des meet-ups, ça permet de networker et d’échanger son savoir avec d’autres entrepreneurs de tous les milieux possibles !

 

  1. Dernier coup de cœur musical ?

On n’arrive pas à se mettre d’accord sur un seul projet donc chacun en a choisi un. Pour Mathilde ça sera le dernier album de Kaytranada, pour Maxime Fujita Scale, l’EP de NxxxxxS. Pour Alex ça sera The Life Of Pablo de par son processus créa de fou, et Camille The Divine Feminine, le dernier projet de Mac Miller.

On va pas se mentir, la musique fait partie de l’ADN des Marqueurs. On ne travaille pas sans les enceintes allumées !

 

  1. Quel est votre rapport avec Georges Clooney ?

On est éternellement reconnaissants envers Philippe Valette car grâce à Georges Clooney on a tous développé un Six Pack sans faire du sport, simplement en riant… tellement fort.

Philippe Valette est aussi une de nos références notamment pour un court de CRCR, Todor & Petru. Il s’est occupé du compositing et du design sonore.

 

  1. Le mot de la fin?

On prononce Adobe ou Adobie? En français j’entends, histoire de mettre fin à une polémique interne chez Les Marqueurs.

lesmarqueurs_redouanne lesmarqueurs_turnmeon lesmarqueurs_yaron_hermann

graphisme, illustration, inspiration

Join the discussion