Le secret des 5 meilleures innovations retail de la NRF 2015 à New-York : simplicité et émotion

Digital Marketing

Ca y est, le salon est fini ! Ce fut très rafraîchissant – au sens pro­pre aus­si, de venir en jan­vi­er à New-York explor­er les promess­es du retail de demain et de m’improviser reporter pour Adobe.

En 2015, le com­merce com­mence tout juste à se réin­ven­ter. L’expérience d’achat est à la fois physique et dig­i­tale, le réel se dig­i­talise et l’e‑commerce ouvre des mag­a­sins. Si l’un ne rem­place pas l’autre, l’un ne va plus sans l’autre ; les deux mon­des fusion­nent. On est en plein mashup du on et offline, en quête de cohérence et de flu­id­ité. Une telle col­lu­sion relègue le «e » au rang d’antiquité ! Alors de grâce, ne me dites plus que je suis une experte du e‑commerce (comme il n’existe pas de spé­cial­iste du fax) : le e‑commerce est mort 😉

De tous les stands vis­ités, inter­venants enten­dus, mag­a­sins arpen­tés, je ren­tre avec un grand nom­bre d’enseignements et d’exemples à copi­er que je vous partagerai en détail le 23 jan­vi­er prochain chez Adobe. D’ici là voici une sélec­tion de nou­veautés à décou­vrir, que je retiens pour leur capac­ité supérieure à répon­dre aux besoins des clients, en VO : « Solve customer’s prob­lem and estab­lish emo­tion­al con­nec­tion ».

Le scan sans con­tact et paiement par recon­nais­sance faciale de Toshi­ba

Etre con­nec­té en per­ma­nence par le mobile nour­rit notre exi­gence d’immédiateté, l’attente est dev­enue un irri­tant suprême. Avec cette machine, au moment du pas­sage en caisse, on iden­ti­fie sans inter­ven­tion humaine le con­tenu du panier dont le mon­tant s’affiche, et le paiement se fait lit­térale­ment « à la tête du client », par recon­nais­sance faciale ! Au-delà du plaisir futur­iste, j’ai adoré l’idée du ser­vice ren­du : me faire gag­n­er du temps.

TOSHIBA

Intel & best Buy : une mise en scène spec­tac­u­laire pour faire venir et engager

Le stand Intel présente une table de mix­age géante « The Intel Tech­nol­o­gy Expe­ri­ence », instal­lée dans 50 mag­a­sins Best Buy aux Etats-Unis, per­me­t­tant de pilot­er un jeu video inter­ac­t­if en réal­ité aug­men­tée, « Mars Escape ». Le joueur, dont l’avatar est imprimable en 3D, a pour mis­sion d’aider le chanteur Ne-Yo (on me dit qu’il est très con­nu) à s’évader de Mars en remix­ant son sin­gle. J’avoue que sur le salon, per­son­ne n’a vrai­ment sur me dire à quoi ser­vait l’expérience, mais je peux vous assur­er qu’il y avait une sacrée file d’attente de curieux devant le stand pour jouer au DJ de l’espace ! Venez en mag­a­sin pour acheter, revenez pour appren­dre — ou pour jouer.

INTEL BEST BUY

Store Elec­tron­ic Sys­tems : les cours­es du mobile au mag­a­sin

On repérait d’emblée que ce stand était tenu par des Français, et l’émotion me gag­nait chaque fois que je pas­sais devant. Si on con­nait Store Elec­tron­ic Sys­tems pour son exper­tise sur les étiquettes élec­tron­iques inter­ac­tives NFC — qui n’ont d’ailleurs rien à envi­er à celles de Sam­sung, on con­naît moins (moi en tout cas) leurs ser­vices sur le par­cours client cross-canal. Ils trans­for­ment pour­tant aujourd’hui près de 800 mag­a­sins d’alimentation en France et dans le monde en mag­a­sins « aug­men­tés » : leur solu­tion per­met de faire sim­ple­ment sa liste de cours­es sur son mobile, de géolo­calis­er ses pro­duits en mag­a­sin, d’être alerté en cas de présence d’un pro­duit allergène, de recevoir des offres de fidél­ité per­son­nal­isées, le tout en prof­i­tant du savoir-faire de SES de mise à jour automa­tiques des change­ments de prix en temps réel.

https://www.youtube.com/watch?v=htSdumNNliw

ces

Avec le miroir mag­ique d’Ebay, l’e‑commerce descend dans les mag­a­sins

EBAY REBECCA MINKOFF

Dans le mag­a­sin de mode Rebec­ca Minkoff repro­duit à l’identique sur le stand eBay du salon, je choi­sis 3 arti­cles que j’emporte dans la cab­ine d’essayage, je les passe devant le miroir qui les recon­nait par RFID et les affiche directe­ment sur le miroir, comme autant de fich­es pro­duit. Un menu à droite me per­met de faire vari­er l’éclairage de la cab­ine pour une mise en sit­u­a­tion idéale. La taille, la couleur ne con­vient pas ? J’ai directe­ment accès au stock et peux véri­fi­er la disponi­bil­ité. Se mon pro­duit est dans le mag­a­sin, je peux le com­man­der d’un clic, pay­er en caisse ou en ligne, choisir de par­tir avec ou, s’il est dans un autre mag­a­sin, me le faire livr­er chez moi. Je peux con­tac­ter un vendeur, laiss­er mes coor­don­nées. https://www.youtube.com/watch?v=6G3JIyG_GeY

L’expérience est con­clu­ante, elle donne envie d’en par­ler, de la lik­er, de la refaire. Elle me fait penser à la phrase de cet inter­venant hier « Stores may have found the vul­ner­a­ble soft tis­sue of Ama­zon : its lack of stores. This is the revenge of the brick ».

 Perch ou le mer­chan­dis­ing joyeuse­ment aug­men­té 

L’expérience Perch est assuré­ment la plus réjouis­sante de tout le salon 2015. Cette boîte va faire un car­ton ! Que ne les eussé-je con­nus plus tôt pour les con­va­in­cre de ren­tr­er à leur cap­i­tal (soupir) 😉 Perch fait de toute table, toute étagère, toute tête de gon­do­le une fête. Touch­er ou retir­er un pro­duit déclenche automa­tique­ment la pro­jec­tion d’un con­tenu (texte, image, video, pho­to, bou­ton call to action, lien social media…) qui vient aug­menter le pro­duit. Expli­ca­tion, con­seil d’utilisation, mise en sit­u­a­tion, film de défilé, fiche pro­duit du site e‑commerce… tout est pos­si­ble ! Dylan’s Can­dy Bar, la société de bon­bons de la fille de Ralph Lau­ren affirme voir observé une aug­men­ta­tion de 20% des ventes du mag­a­sin habil­lé de Perch. A suiv­re… http://www.perchinteractive.com/showcase/

PERCH 2

A pro­pos de Cather­ine Bar­ba :

cathPio­nnière du Web en France, experte de l’e‑commerce et du retail, Cather­ine est créa­trice d’entreprises depuis 2003, busi­ness angel et admin­is­tra­trice de star­tups inno­vantes.    Chroniqueuse sur BFM depuis 2009, auteur de « 2020 la fin du e‑commerce » et de « Le mag­a­sin n’est pas mort ! », Cather­ine a été élue Femme en Or d’Entreprise en 2011 et Femme   d’Influence économique en 2014. Ses sujets de prédilec­tion sont la tran­si­tion numérique, l’excellence du ser­vice client et l’esprit d’entreprise. Sur Twit­ter : @cath­bar­ba

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Posted on 01-15-2015


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