5 perspectives sur l’économie numérique par le CEO d’Adobe

Digital Marketing

Trois thèmes uni­versels fédèrent les mar­ques actuelles : le dig­i­tal est incon­tourn­able, la trans­for­ma­tion est amor­cée et les inter­ac­tions avec les clients doivent être con­nues sous tous leurs aspects.

C’est l’une des nom­breuses per­spec­tives partagées par Mark Lavelle, Senior Vice Pres­i­dent of Com­merce chez Adobe et ex-CEO de Magen­to, et Shan­tanu Narayen, CEO d’Adobe, lors de la con­férence Magen­to Live à Barcelone.

Adobe a con­clu le rachat de Magen­to au mois de juin, séduit par l’éventail de fonc­tion­nal­ités offert par la plate­forme : e-com­merce, ges­tion des com­man­des et intel­li­gence pré­dic­tive.

Mark Lavelle a posé à Shan­tanu Narayen un cer­tain nom­bre de ques­tions, cou­vrant aus­si bien les acqui­si­tions que l’économie numérique mon­di­ale. Voici les cinq prin­ci­paux points relevés par CMO.com lors de cette con­ver­sa­tion.

La maîtrise du con­tenu reste d’actualité

Sans sur­prise, la con­ver­sa­tion a large­ment été axée sur le con­tenu et sa place au sein de l’économie numérique. Faisant référence à l’ADN d’Adobe, Shan­tanu Narayen a déclaré que l’entreprise avait proclamé sa volon­té de faire du con­tenu (« Make con­tent ») car il s’agit de son héritage, de mesur­er le con­tenu (« Mea­sure con­tent ») car elle en com­prend l’importance, de gér­er le con­tenu (« Man­age con­tent ») sur l’ensemble des médias et canaux pour pro­pos­er une expéri­ence cohérente, d’adapter le con­tenu au mobile (« Mobilise con­tent ») au vu de la quan­tité créée et vision­née sur les ter­minaux mobiles et de moné­tis­er le con­tenu (« Mon­e­tise con­tent ») pour des raisons évidentes.

C’est le dernier de ces cinq « M » qui a été le plus dif­fi­cile à met­tre en œuvre puisqu’il a fal­lu trou­ver une plate­forme de com­merce à inté­gr­er, explique Shan­tanu Narayen. « Nous recher­chions une société de B2B et de B2C. Une société qui traitait à la fois avec des entre­pris­es de petite, moyenne et grande taille », con­fie-t-il.

Puis il a pour­suivi en expli­quant que, dans le con­texte économique actuel, une plate­forme doit exceller dans le traite­ment des biens matériels comme des expéri­ences.

L’évolution du SaaS

Tou­jours sur le thème de la monéti­sa­tion, Mark Lavelle était impa­tient de con­naître le point de vue de Shan­tanu Narayen sur l’évolution du SaaS (Soft­ware-as-a-Ser­vice).

« La pre­mière généra­tion des offres SaaS impli­quait de trans­fér­er tout ce qui était sur site dans le cloud, pour sim­pli­fi­er le déploiement et la ges­tion, mais il existe encore des éléments cloi­son­nés dans le cloud, qui ne com­mu­niquent pas entre eux », con­state le CEO d’Adobe.

Sa solu­tion ? Une nou­velle généra­tion de solu­tions pour les entre­pris­es, des­tinée à favoris­er l’interconnexion et l’échange entre les dif­férents clouds. Mais il a égale­ment tenu à pré­cis­er qu’en dépit de cette évolu­tion, le mod­èle de base restera fon­da­men­tale­ment le même.

« Dans un con­texte web,  les deux mod­èles économiques qui exis­tent sont les mod­èles basés sur les trans­ac­tions (paiement par trans­ac­tion ou par abon­nement)  et sur la pub­lic­ité » souligne-t-il. « Ces deux mod­èles économiques sont voués à per­duer. »

L’importance des don­nées ne cesse de croître  

Inter­rogé sur sa vision de l’utilisation des don­nées, Shan­tanu Narayen déclare : « Nous souhaitons aider les entre­pris­es à se dot­er des capac­ités néces­saires pour tir­er par­ti des don­nées pour amélior­er ses per­for­mances. »

Selon lui, la mis­sion d’Adobe est d’aider les mar­ques à utilis­er les inter­ac­tions qu’elles ont avec leurs clients pour com­pren­dre leurs don­nées démo­graphiques, leurs com­porte­ments et leurs inter­ac­tions passées, et, ce faisant, à se dot­er d’un puis­sant out­il mar­ket­ing.

Afin d’illustrer la puis­sance des don­nées, Shan­tanu Narayen cite une réu­nion à laque­lle il a assisté plus tôt dans la journée, sur le salon Magen­to Live.

« J’ai ren­con­tré une grande enseigne sportive qui compte plus de 300 mil­lions de fans dans le milieu du sport », explique-t-il. « Com­ment pou­vons-nous tir­er par­ti du poten­tiel que représente une com­mu­nauté de 300 mil­lions de per­son­nes ? »

L’open source, moteur de l’innovation

En évoquant le proces­sus de lev­ée de fonds lors de son ascen­sion au sein de Magen­to, Mark Lavelle a insisté sur l’intérêt de com­mu­ni­quer la valeur de la com­mu­nauté open source de l’entreprise aux investis­seurs qui se focalisent sur son TAM (« marché total adress­able »).

Et à pro­pos de l’éventail de ser­vices que l’open source a per­mis de dévelop­per dans son entre­prise, il pré­cise ceci : « Ce n’est pas parce que nous étions plus intel­li­gents, mais grâce à notreé­cosys­tème. »

Con­va­in­cu de la puis­sance des com­mu­nautés col­lab­o­ra­tives, Shan­tanu Narayen cite l’acquisition par Adobe de la société de ges­tion de con­tenus open source Day Soft­ware en 2010. C’est « l’un des rachats les plus réus­sis que nous ayons jamais réal­isés », se félicite-t-il.

L’avenir sem­ble radieux  

En con­clu­sion, Shan­tanu Narayen explique que, même si l’avenir est imprévis­i­ble, inve­stir dans les entre­pris­es conçues pour s’adapter con­stituera tou­jours une excel­lente stratégie.

« De tout temps chez Adobe, nous avons tou­jours pen­sé qu’il était impos­si­ble de prévoir d’où viendrait l’innovation. Les meilleures entre­pris­es sont celles qui ont investi dans des plate­formes grâce aux­quelles un écosys­tème peut évoluer », remar­que-t-il.

Puis, à pro­pos de l’union d’Adobe et de Magen­to, Shan­tanu Narayen ajoute : « Si [ensem­ble] nous pou­vons fournir les out­ils néces­saires aux pro­fes­sion­nels et autres dirigeants pour créer les cam­pagnes, les inter­ac­tions ou les offres pro­mo­tion­nelles qu’ils désirent pour leurs clients, alors je pense que nous pour­rons men­er à bien notre mis­sion [d’aider les entre­pris­es à devenir créa­tri­ces d’expériences]. »


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Adobe France

Posted on 22-10-2018


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